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Plateforme sur le bien-être animal : Bruxelles veut rester « réaliste »

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La Commission de Bruxelles attend de la nouvelle plateforme européenne sur le bien-être animal, dont la première réunion se tiendra le 6 juin, une contribution permettant d’atteindre des objectifs « réalistes ». La création de cette enceinte a reçu, lors du dernier Conseil agricole de l’UE, le soutien d’États membres particulièrement sensibles sur ce sujet.

Présentant le 6 mars au Conseil agricole des Vingt-huit la plateforme européenne sur le bien-être animal, dont la première réunion est prévue le 6 juin (1), le commissaire européen à la santé et la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, a souligné qu’il s’agissait pour les participants à ce forum de « contribuer concrètement à atteindre des objectifs mesurables et réalistes ». 

Les 75 membres de la plateforme, dont la création a reçu le soutien appuyé des ministres allemand, néerlandais, danois et britannique, se retrouveront pour une seconde session en novembre, et ensuite au moins deux fois par an. 

La Commission centre actuellement ses travaux sur une meilleure application de la législation de l’UE sur le bien-être animal, sur la promotion des normes communautaires au niveau international et sur la valorisation économique des efforts entrepris dans ce domaine tant dans l’Union qu’en dehors, a expliqué le commissaire européen. 

Les conditions de transport dans le collimateur

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La question du bien-être des animaux pendant leur transport avait été soulevée par la Suède, soutenue par l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Allemagne et les Pays-Bas, à l’occasion du Conseil agricole du 14 novembre dernier, ces pays estimant que la réglementation en la matière n’est pas assez contraignante et n’est pas appliquée de manière uniforme dans l’UE (2). 

Et, à ce propos, l’Union européenne du commerce du bétail et de la viande de l’UE (UECBV) a réagi le 6 juin à la publication de vidéos de maltraitance animale par des ONG qui, appuyées par des députés européens, plaident pour le transport vers les pays tiers des carcasses, et non plus des animaux d’élevage vivants. Tout en condamnant des telles « pratiques illégales et néfastes », l’UECB fait valoir que « les images ainsi présentées ne sont pas la réalité quotidienne ». Et elle rappelle que la proposition des défenseurs des animaux est une « fausse solution », les pays d’exportation visés (Turquie, Liban, Jordanie, Israël, Palestine, Egypte) donnant « la priorité à l’achat de bovins et ovins vivants ».

(1) Voir n° 3583 du 20/02/17

(2) Voir n° 3570 du 21/11/16