Élargir le rôle des infirmiers en santé au travail (IST) de la MSA pour mieux suivre la santé des salariés agricoles. Tel est l’objet de l’article 34 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 (PLFSS 2021) qui sera examiné le 20 octobre à l’Assemblée nationale. Ce texte propose en effet d’expérimenter, pendant trois ans, le suivi et la détection précoce des risques liés au travail dans quatre circonscriptions parmi « les plus sinistrées » de la MSA, indique une étude d’impact annexée au projet de loi. Cette expérimentation serait « a priori » menée par les services des caisses MSA de Haute Normandie, Mayenne-Orne-Sarthe, Sud Aquitaine et Midi Pyrénées nord.
Les médecins du travail de la MSA, dont le nombre est « en déficit chronique » pointe l’étude, pourraient déléguer trois actes aux infirmiers en santé au travail (IST) de la MSA : la visite médicale de reprise après congé maternité ; la visite à 50 ans ; et l’examen d’aptitude effectué dans le cadre d’un suivi renforcé. Le transfert d’activités serait régi par un protocole-cadre de coopération, encore à élaborer. Cette mesure permettrait aux médecins du travail de se consacrer aux cas « complexes comme ceux exposés à des risques particuliers » et aux cas « peu suivis comme les saisonniers agricoles ». Il permettrait également, à terme, d’abaisser les dépenses de santé grâce à une prise en charge plus en amont. L’économie réalisée dans le cadre de l’expérimentation pourrait atteindre 6 millions d’euros, chiffre l’étude d’impact. Par ailleurs en 2019, la MSA comptait 267 médecins du travail (ETP) et 174 IST (ETP) sur le territoire.
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Une économie de 6 millions d’euros