Après 22 jours d’occupation du Cniel (interprofession laitière), la Confédération paysanne a été reçue par Bruno Le Maire, le ministre de l’Agriculture, le 29 septembre. Celui-ci a annoncé cette rencontre lors de son audition devant la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale. Interpellé par un député sur le pluralisme dans les interprofessions et l’occupation de la Maison du lait par la Confédération paysanne, le ministre a répondu « qu’il souhaitait qu’on en sorte ». « Tous les syndicats représentatifs doivent se mettre autour d’une table », a-t-il ajouté. Jusque-là, le ministre avait répété que c’était aux interprofessions, structures de droits privés de décider elles-mêmes de leur évolution, sans se mêler du dossier.
Le ministre Bruno Le Maire, qui avait déclaré fin mai qu’il comptait « construire peu à peu le pluralisme (dans les interprofessions) par la confiance », s’est vu obligé de se mêler du dossier après 22 jours d’occupation des locaux du Cniel par la Confédération paysanne et trois jours de grève de la faim de quatre de ses militants. « Je souhaite qu’on en sorte », a-t-il déclaré jugeant cette occupation « illégale ». Il s’est exprimé après l’interpellation d’un député, lors de son audition devant la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale, le 29 septembre. Il y a annoncé sa rencontre avec la Confédération paysanne le soir même. Un changement de stratégie pour le ministre qui s’était montré discret jusque-là. Il se limitait à déclarer que c’était aux interprofessions, structures de droits privés, de décider elles-mêmes de leur évolution.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.