Des agences gouvernementales brésiliennes, des ONG et des célébrités ont adhéré à une campagne contre un projet de loi discuté le 16 mai en commission parlementaire qui tend à faciliter l’usage de pesticides. Ce projet de loi s’attaque même à la sémantique, visant à remplacer le terme « pesticide » par « produit phytosanitaire » dans les documents officiels. Il a été rédigé par l’actuel ministre de l’Agriculture Blairo Maggi, par ailleurs magnat de l’agroalimentaire, quand il était sénateur. Le texte prévoit notamment de confier à son ministère la responsabilité de certifier des pesticides, une prérogative actuellement réservée aux ministères de la Santé et de l’Environnement. Les parlementaires qui le soutiennent considèrent que la loi en vigueur, datant de 1989, est dépassée. Mais pour l’Agence de vigilance sanitaire (Anvisa), le projet de loi aurait pour effet de réduire les contrôles à de simples « homologations des évaluations réalisées par les entreprises ». Le parquet brésilien estime que le texte « rend plus flexibles les contrôles sur ces produits au détriment de la santé et de l’environnement ». L’Institut brésilien pour l’environnement (Ibama) juge le terme « pesticide » essentiel pour caractériser la « toxicité » de la plupart de ces produits.
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Ce projet de loi veut remplacer le terme « pesticide » par « produit phytosanitaire » dans les documents officiels