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Saisie par la ville de Paris en février 2011, sur la concentration concurrentielle dans le secteur de la distribution à dominante alimentaire à Paris, l’Autorité de la concurrence a rendu le 11 janvier son avis par lequel elle constate notamment que « la distribution alimentaire généraliste y est particulièrement concentrée intra-muros, le groupe Casino y détient, grâce à sa participation au capital de Monoprix, une part de marché en surface supérieure à 60% et plus de trois fois supérieure à celle de son principal concurrent, le groupe Carrefour ». L'Autorité estime qu'il est nécessaire de poursuivre l'abaissement des barrières à l'installation de grandes surfaces alimentaires et de fluidifier le marché. L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a salué cet avis qui « vient confirmer les constats maintes fois établis » par ses études propres. L’UFC-Que Choisir évalue le préjudice consumériste de cette absence de concurrence à plus 400 euros par an pour chaque ménage.
Le groupe stéphanois ne fait pas la même lecture de cet avis. Il dit « prendre acte avec satisfaction des constats de l’Autorité selon lesquels la réussite du groupe peut être imputée à sa stratégie et à ses mérites propres quand les groupes de distribution concurrents ont privilégié l’ouverture de magasins de grande taille en périphérie des grandes villes ». Pour autant, Casino tient à rappeler que l’avis ne prend pas en compte l’ensemble des dimensions du marché parisien.
Pour lui, « sur la base de données objectives provenant de l’Insee, la part de marché du groupe Casino et Monoprix, rapportée à la valeur totale de la consommation alimentaire des Parisiens, est de 36,5 %.
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