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Pommes de terre/Fermeture Polémique autour de l’éventuelle liquidation de l’usine Flodor

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Unichips regrette « les allégations, les menaces et la désinformation » émanant du comité d’entreprise de Péronne Industries qui a fait état de l’imminente fermeture de l’usine Flodor. Le comité d’entreprise, de son côté, a décidé d’une action en justice pour récupérer le nom de la marque de chips et ainsi faciliter la reprise de l’usine au cas où il y aurait des repreneurs.

En fin de semaine dernière, l’administrateur judiciaire de l’usine Flodor de Péronne (Unichips) a annoncé à un comité d’entreprise extraordinaire, qu’il proposerait le 18 février au tribunal de commerce d’Amiens la liquidation de l’entreprise, qui emploie 185 salariés.

Le groupe italien Unichips a en effet indiqué le 13 janvier qu’il « retirait son soutien » à l’usine Flodor, placée en redressement judiciaire en octobre dernier. Le groupe italien avait pourtant soutenu auparavant vouloir faire avaliser un plan de continuation et de relance mais qui supposait de supprimer 132 emplois (sur 185), afin de rapprocher les coûts de revient de l’usine picarde de ceux des autres du groupe. Flodor, qui a détenu pendant plus de 30 ans la moitié du marché français des chips, n’en représente plus que 5%.

Côté salariés, on ne veut pas pour autant capituler et d’aucuns espèrent une solution de reprise. « Des repreneurs potentiels de l’usine se sont présentés mais, sans la marque, ils ne peuvent pas faire grand-chose et Unichips ne veut pas les recevoir», a ainsi allégué maître Amine Ghenim, un des avocats du CE.

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«Des repreneurs, il n'en existe pas », selon la direction

Mais Unichips a aussitôt réagi aux « allégations » du comité d’entreprise de Péronne Industries pour « rétablir la vérité » en indiquant que « si Unichips a retiré le 13 janvier son soutien au plan de continuation, c’est parce que l’indispensable réorganisation présentée par l’administrateur judiciaire n’a pas été acceptée par le CE, lors de la réunion organisée par le préfet de Picardie ». « Aucun délai supplémentaire n’était pourtant envisageable », rappelle le groupe et, dans la mesure où aucune offre d’acquisition n’a été déposée, Unichips ne pouvait pas recevoir des repreneurs, avance le groupe italien puisqu’« il n’en existe pas ».

« La situation de trésorerie de l’entreprise est la conséquence directe des pertes de plus de 2 millions d’euros pendant le redressement judiciaire et non de prétendus retards de paiement », ajoute le groupe. « Enfin, concernant l’incendie de 1992, après 12 années de procédures, les sommes versées par les assurances l’ont toutes été sur les comptes de la société Péronne Industries ».