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Politique commerciale de l’UE : les Vingt-sept échouent pour adopter un texte de conclusions

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À l’issue du conseil des ministres du Commerce, les Vingt-sept n’ont finalement pas réussi, le 20 mai, à se mettre d’accord sur le texte de conclusions proposé par la présidence portugaise, relatif à la révision de la politique commerciale de l’UE. À l’heure actuelle, « trois sujets majeurs restent encore à régler », a indiqué lors de la conférence de presse le ministre portugais des Affaires étrangères, Augusto Santos Silva. « D’abord sur le concept d’autonomie stratégique ouverte qui consiste à trouver un équilibre entre l’ouverture commerciale et la nécessité de défendre les entreprises européennes et le développement durable, ensuite sur la mention ou non de l’accord avec le Mercosur dans le texte et enfin sur la mention du respect de l’accord de Paris comme clause essentielle des accords de libre-échange », a-t-il précisé.

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Une porte-parole du Conseil a indiqué que les deux premiers sujets représentaient les principales pierres d’achoppement pour arriver à un consensus. Sur la question de l’accord avec le Mercosur notamment, la France, soutenue par l’Autriche ou encore les Pays-Bas, estime qu’il n’est pas souhaitable de le mentionner. Dans le cas contraire, Paris insiste pour qu’« il soit précisé qu’on ne peut pas le signer en l’état, sans garanties claires et vérifiables ». À l’opposé, d’autres délégations, dont l’Espagne, soutiennent la version de la présidence portugaise qui indique qu’il faut « créer les conditions pour la conclusion de l’accord ». Sur le concept d’autonomie stratégique ouverte, les délégations sont divisées entre ceux qui souhaitent un équilibre entre ouverture et défense commerciale, et ceux qui préfèrent une définition plus large et ouverte. En raison de ces blocages, « le Conseil proposera d’ici plusieurs semaines, sûrement lors de la présidence slovène, une nouvelle version pour arriver à une adoption finale du texte », indique la porte-parole. En outre, du côté de la Commission, pour l’instant aucune proposition formelle n’est envisagée sur ce sujet.