Alors que la Commission européenne a récemment publié sa révision de sa stratégie commerciale, la Coopération agricole, au travers d’un communiqué de presse du 22 février, rappelle « l’absolue nécessité que la politique commerciale de l’Union européenne soutienne les transitions agroécologiques de la chaîne alimentaire tout en garantissant la compétitivité des exploitations et des entreprises ».
Pour y parvenir, l’organisation qui fédère 2 300 coopératives françaises demande que les accords de libre-échange soient établis « sur la base des normes sanitaires, environnementales, sociales ou de protection animale au minimum équivalentes aux standards européens ». Dans le cas contraire, ils devront être suspendus.
Elle souhaite également favoriser la promotion des standards de production français et européens. « Notre savoir-faire agricole et agroalimentaire, et notamment notre excellence sanitaire, doit être une référence à l’échelle internationale », prône la Coopération agricole.
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Pour préserver la compétitivité du secteur agricole et agroalimentaire, elle voudrait « synchroniser les agendas entre les transitions mondiales et européennes vers des systèmes agroalimentaires plus durables. « Ce sera un des facteurs clefs contribuant à la réussite du nouveau pacte de croissance européen, et permettra à l’UE d’être identifiée comme le leader de la durabilité, incarnée par des acteurs économiques soutenus et compétitifs », explique la Coopération agricole.
Autre proposition : axer la politique d’investissement de l’UE vers « la résilience des exploitations et des entreprises alimentaires » afin de faire face aux défis agrologiques et aux impératifs de sécurité alimentaire.
« La révision de la politique commerciale de l’Union européenne doit être garante de la nécessaire équation entre durabilité et compétitivité pour la chaîne alimentaire. […] . Il en va de la souveraineté alimentaire de la France et de l’Europe ! », défend Dominique Chargé, président de la Coopération agricole.