En polyculture-élevage, les agriculteurs font de plus en plus appel à la réparation plutôt qu’à l’achat de matériel neuf. Alors que les commandes de matériel neuf diminuent de 6 %, les ventes de pièces et les services à l’atelier progressent respectivement de 4 % et de 5 % au premier trimestre 2017 par rapport au premier trimestre 2016, selon les données du Sedima (distributeurs de machines agricoles), présentées à Paris, le 23 juin. Cette tendance confirme la morosité du monde agricole, également indiquée par une baisse de 27 % des immatriculations de tracteurs standards neufs sur les cinq premiers mois de 2017 par rapport à l’année dernière. Face à la crise, la réparation prend le relais sur l’achat du neuf. Mais ce n’est pas vrai pour toutes les filières. « En grandes cultures, il n’y a pas de relais », commente Pierre Prim, président du Sedima. Ainsi, les commandes de matériels neufs reculent de 13 % en un an et dans le même temps, les ventes de pièces et les prestations à l’atelier accusent une baisse de 4 % et de 0,8 %.
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