Dans un communiqué commun du 25 juin, l’UNPT (producteurs de pomme de terre, FNSEA) et le CNIPT (interprofession de la pomme de terre fraîche) estiment que la sole hexagonale de pomme de terre de conservation (pour les débouchés frais et industrie) va baisser de 9,7 % entre 2025 et 2026, pour tomber à 173 415 ha. Pour rappel, le ministère de l’Agriculture tablait, dans son rapport Agreste de juin, sur un effritement plus intense encore, de 13,3 %, à 166 000 ha. Le Nord-Pas de Calais reste le premier secteur producteur de l’Hexagone, avec 55 342 ha, mais perd 7 582 ha par rapport à l’an dernier. La deuxième est la Picardie, regroupant 50 421 ha, en repli de 4 814 ha par rapport à 2025.
La baisse de la sole fait suite au déséquilibre du marché, marqué par une offre surabondante par rapport à la demande, provoquant une dégringolade des prix, et une nécessité de gérer les excédents vers des débouchés alternatifs (dons, alimentation animale, méthanisation etc.). Un recul des assolements est également constaté sur l’ensemble du nord-ouest de l’UE, rapporte le NEPG (producteurs français, allemands, néerlandais et belges). Dans un communiqué du 30 juin, la structure table pour l’instant sur un recul annuel sur son secteur de 11 %, soit 67 000 ha en moins, pour tomber à 536 900 ha en 2026. Alors que des situations conflictuelles avaient éclaté durant la campagne précédente entre acheteurs et vendeurs, l’organisation européenne pointe le fait que l’année 2026 ne démarre pas sous les meilleurs auspices. Elle évoque des contrats départ champs « proposés » par les transformateurs à environ 12,50 €/q, tandis que certains producteurs n’ont eu d’autre choix que de signer ces contrats à bas prix ». Ces niveaux de prix « ne reflètent pas la hausse continue des coûts de production (engrais, carburant, électricité, machines, etc.) », prévient le NEPG.
Baisse potentielle de 11 % de la sole au nord-ouest de l’UE
KC