Dans une lettre adressée à la présidence de la République le 23 février, l’ANPP (Association nationale pommes et poires) demande à revenir « au traité de Rome et aux règles de l’Organisation commune des marchés qui placent la souveraineté alimentaire au-dessus des règles de concurrence », une solution jugée « plus efficace qu’un Origine score ». Ou qu’un prix plancher évoqué par Emmanuel Macron à l’ouverture du Salon de l’agriculture. « Un prix plancher pour nos produits, même pas en rêve, confirme Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP, à Agra Presse. Grâce à l’OCM, les AOP ont la possibilité d’aller plus loin dans l’analyse des marchés, la concertation et le partage entre les opérateurs et d’intervenir dans le débat pour bâtir un prix acceptable pour la production ». Pour lui, une intervention des AOP dans l’établissement du prix permettrait de rééquilibrer le rapport de force avec la distribution. « L’histoire de la filière montre que la force collective autorise ce rééquilibrage, ajoute Daniel Sauvaitre. Ce n’est pas le système parfait mais c’est la voie la plus légale et la plus efficace. Car parler de prix plancher éloigne finalement de la réalité de ce qui pourrait être fait ».
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