L’Association nationale des producteurs de pommes et poires (ANPP) s’inquiète des volumes de pommes importés pour faire des compotes alors que les stocks français sont suffisants pour satisfaire l’industrie, a confié le directeur de l’ANPP Pierre Venteau le 12 mai. « C’est relativement incompréhensible, parce qu’il n’y a pas d’écart de prix entre l’industrie d’import et l’industrie française », a affirmé M. Venteau, appelant les industriels à « opérer un virage assez rapidement » pour effectuer leur « sourcing » en France et afficher « à terme » l’origine des pommes sur les produits transformés. « Depuis le 1er septembre, on est en moyenne à 40 % d’importations pour alimenter [le marché] de la pomme d’industrie – c’est-à-dire essentiellement la compote », a détaillé le directeur de l’ANPP.
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D’après lui, les transformateurs auront besoin de 76 000 t de pommes supplémentaires pour la période d’avril à août (fin de campagne), ce qui correspond « précisément » aux volumes de pommes industrie stockés chez les adhérents de l’ANPP. « On est sur une situation d’équilibre », a assuré Pierre Venteau. « Autant vous dire que si le niveau d’import reste à 40 %, la fin de campagne qui est déjà difficile pour le frais va être encore plus difficile pour l’industrie. » D’après l’ANPP, les volumes de pommes importés pour l’industrie ont « beaucoup » augmenté ces dernières années, passant de 40 000 t en 2016-2017 à 97 000 t en 2020-2021.