Dans un communiqué de presse du 15 mars, l’UNPT (producteurs de pommes de terre, FNSEA) a annoncé la suspension « à effet immédiat » de sa participation aux instances interprofessionnelles du CNIPT, et ce en raison de « divergences fondamentales et profondes » avec ce dernier. Le syndicat des producteurs de pommes de terre appelle à « renouveler le cadre de gouvernance interprofessionnel ». Parmi les griefs de l’UNPT figure, entre autres choses, la participation de Francisco Moya, président du CNIPT, au déjeuner avec le président de la République lors du Salon de l’agriculture en février dernier. « Pourquoi privilégier un dialogue dans des conditions aussi précaires, loin des attentes [du] secteur agricole ? », avait alors demandé l’UNPT sur le réseau social X.
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Contacté par Agra Presse, M. Moya estime « en son âme et conscience » ne pas avoir commis de faute, précisant avoir fait part des revendications de « l’ensemble des familles » lors de ce déjeuner. « Objectivement, cela me dépasse un peu. Il y avait des solutions internes pour que je parte, mais je ne voulais pas démissionner en disant que j’avais commis une faute. » Francisco Moya, président de l’interprofession de la pomme de terre de consommation (CNIPT), a présenté sa démission aux administrateurs de l’interprofession le 15 mars, a appris Agra Presse le 19 mars. L’objectif étant « dans un souci d’apaisement, […] de couper court à toute polémique », a précisé M. Moya selon une source proche du dossier. À l’origine M. Moya avait remis son mandat « entre les mains du conseil d’administration », lui précisant qu’il partirait « si une seule des familles de l’interprofession le demandait ». Or, selon la même source, cette proposition de démission n’a alors « pas été acceptée ».