Les prix de vente de la pomme sont « stables », mais la rémunération des producteurs est « fortement dégradée », s’alarme l’Association nationale pommes poires (ANPP) dans un communiqué le 31 janvier. L’ANPP, qui compte 300 entreprises adhérentes (1 300 producteurs), s’inquiète notamment de la hausse du prix de l’électricité, nécessaire pour conserver les fruits. « Les contrats d’approvisionnement en électricité renégociés en 2021 entraînent une multiplication du coût de conservation par 2 à 3 ce qui peut amputer de 15 % la rémunération du producteur », affirme-t-elle. L’association appelle le gouvernement « à adopter des mesures d’urgence » vis-à-vis des producteurs et des expéditeurs pour « limiter » ces « surcoûts qui remettent en cause l’équilibre économique de toute la filière ». Elle souligne que la filière fait face à une hausse « historique » des coûts de production en général. L’ANPP fait référence à l’augmentation du prix du transport et aux coûts induits par le remplacement du plastique par du carton dans les emballages – dû à l’entrée en vigueur de la loi Agec pour certains fruits et légumes le 1er janvier. Elle pointe aussi « la hausse du coût des intrants au verger (+16,5 % selon l’indice Ipampa) », les « difficultés d’organisation liées au Covid-19 », mais aussi une « hausse des coûts de production pouvant dépasser 10 centimes par kilo » à cause du gel en 2021.
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