Dans une filière porcine en crise depuis plus de deux ans, le breton Cooperl Arc Atlantique, le plus gros producteur et abatteur français (2000 éleveurs, 6 millions de porcs produits, une capacité d’abattage de 100 000 porcs/semaine) a bouclé l’exercice 2008 avec un chiffre d’affaires de 1,7 milliard d’euros, mais un résultat net en forte baisse, à 1,3 million d’euros. Ce chiffre, diffusé le 5 juin, résulte des efforts financiers (prêts, avances « céréales », prise en charge d’intérêts d’emprunts) accordés aux éleveurs du groupe, les 1 200 de la Cooperl et ceux qui les ont rejoints en 2008, 650 d’Arca et 150 de Terrena. La moitié du chiffre d’affaires du groupe coopératif basé à Lamballe (Côtes d’Armor), numéro 4 européen provient de l’industrie de la viande qui emploie 2 400 de ses 3 300 salariés. La rigueur budgétaire de l’exercice n’a pas empêché Cooperl Arc Atlantique d’investir 30 millions d’euros en 2008, notamment dans son industrie de fabrication d’aliments du bétail (1,630 million de tonnes). Il investira autant en 2009, principalement dans ses usines de production de viande. Mais Cooperl Arc Atlantique veut d’abord continuer à soutenir ses éleveurs « dont 20 % sont en dérive de trésorerie », a indiqué le président du groupe, Guy Dartois.