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Porc : après deux ans de surproduction, la Chine régule son cheptel

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La Chine, premier producteur, consommateur et importateur mondial de porc, a édicté le 4 mars de nouvelles règles pour « contrôler [sa] capacité de production », après deux ans d’« expansion agressive » qui ont provoqué une surproduction, apprend-on dans un article de The Pig Site. « La rétention des truies reproductrices sera ajustée de manière dynamique en fonction de l’évolution de la consommation de porc et de l’efficacité de la production porcine », explique le site. Un avis diffusé par le ministre chinois de l’Agriculture prévoit de déclencher des « mesures réglementaires » en cas de variation « excessive » du cheptel reproducteur, afin de « garantir une production porcine stable ». Quelques jours plus tôt, l’empire du Milieu avait abaissé son « objectif national de rétention normale des truies reproductrices » à 39 millions de têtes, contre 41 millions. Si ce but est atteint, « la taille du cheptel porcin chinois sera réduite d’au moins 22 millions » d’animaux de production, estime Even Pay, analyste agricole chez Trivium China, ce qui « modifiera la demande de céréales fourragères telles que le soja, le maïs et le blé ».

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Après un effondrement en 2018 en raison de la peste porcine africaine (PPA), la production chinoise s’est fortement développée ces dernières années. Comme le note The Pig Site, le secteur a « privilégié […] la croissance et la part de marché au détriment des bénéfices ». Ce rebond a provoqué une surproduction, à tel point que « le prix moyen du porc 2023 en Chine [était] le plus bas enregistré ces six dernières années », rapporte le Marché du porc breton. Les autorités avaient déjà appelé à réduire la production, « mais sans effet semble-t-il tandis que de grands groupes tentent de lever des capitaux pour moderniser les élevages », selon un rapport du MPB.

Un objectif de 39 millions de truies reproductrices au lieu de 41