Après sa rencontre avec le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie le 25 janvier, le président de la Fédération nationale porcine (FNP) François Valy attend à un arbitrage « dans les prochains jours » concernant sa demande d’une « aide directe » aux producteurs de porcs, actuellement pris dans un phénomène de ciseau entre, d’un côté, la baisse des prix du porc et, de l’autre, la hausse des prix de l’aliment. Dans un communiqué paru le lendemain, l’interprofession évoque une perte attendue de 440 millions d’euros sur 2022 chez les producteurs français. La filière met également en avant les aides versées par les États voisins : selon l’UGPVB (groupements), au moins huit autres États membres ont activé des aides d’État Covid-19 pour soutenir leurs élevages de porcs. L’Allemagne a débloqué en 2020 une « aide équivalente à 20 € par porc produit » (complétée en 2021 et « probablement » en 2022). « Nous avons dit que nous pousserons pour l’application d’Egalim 2 et pour le recours aux PGE » (prêts garantis par l’État), explique François Valy. Mais ces dispositifs sont jugés insuffisants face à l’ampleur de la crise et aux soutiens reçus par la concurrence : « Nous avons besoin d’une aide directe. »
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