Dans un contexte de difficultés d’exportation des céréales ukrainiennes, « la profitabilité record [des élevages porcins] pourrait attirer de nouveaux investisseurs dans le secteur », espère Nikolay Babenko, le directeur de l’association ukrainienne de la viande, à l’agence de presse Interfax. Des propos rapportés par Pig Progress le 3 novembre. « En théorie, l’Ukraine pourrait multiplier sa production par quatre par rapport au niveau actuel et aussi commencer à exporter », avance-t-il. « Nos usines de transformation de viande qui importaient du porc ont une grande expérience dans le commerce de la viande, en premier lieu avec les pays de l’UE. » La filière ukrainienne ciblerait en priorité l’Afrique et l’Asie (Philippines, Vietnam, Malaisie, Corée du Sud, Singapour et Afrique du Sud). Toutefois, l’Ukraine compte sept cas de peste porcine africaine (PPA) en faune sauvage et vingt-deux foyers en élevages (le dernier remontant au 3 novembre), selon la plateforme française ESA.
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Le pays produit actuellement 500 000 t de viande de porc, contre 600 000 t avant la guerre. À titre de comparaison, en 2022, la France a produit 2,2 Mt. Le secteur porcin ukrainien espère rebondir dans un contexte de chute du coût de l’alimentation animale : avec le blocage des ports d’exportation, « les prix des tourteaux de soja et de tournesol ont été divisés par deux ou trois », rapporte Pig Progress. Et le site spécialisé de préciser que « le prix en sortie d’élevage a atteint l’équivalent de 2,34 $/kg, alors que le coût de production est bas, à 0,55 $/kg ». Avant la guerre, le kilo de porc était vendu entre 1,24 et 1,37 $, pour un coût de production entre 0,82 et 0,96 $.