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Porc bio : les groupements français répondent aux piques de Fleury Michon

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Huit groupements de producteurs de porcs bio, représentant 80 % de la production nationale, ont co-signé un communiqué, mercredi 9 décembre, dans lequel ils réagissent aux propos du directeur général des opérations de Fleury Michon, Gérard Chambet. Dans un article paru le 4 décembre dans Ouest-France, ce dernier justifiait la politique d’achat du groupe vendéen en jambons bio au Danemark par le fait que « l’offre en porcs bio français est fortement déficitaire, en l’absence d’une filière bio porcine française structurée ».

Les groupements bio signataires se sont déclarés « surpris » de ces propos. Déficitaire, la filière l’était en 2017, admettent-ils. Mais, selon eux, les groupements bio se sont mobilisés pour faire face à la forte demande, bientôt rejoints par des groupements conventionnels qui « ont soutenu ou encouragé la conversion de nombreux élevages de manière inconsidérée, conduisant à la surproduction actuelle ». Selon une estimation de Forébio (fédération de groupements), la production de porc bio en France se situe actuellement à 5 000 porcs charcutiers bio par semaine, en excédent de 5 à 10 % par rapport à la demande.

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Les groupements s’insurgent aussi contre l’argument selon lequel ils ne constitueraient pas une filière structurée. Ils ne forment pas une, mais « des filières […] qui existent pour certaines depuis plus de dix ans [et qui] savent s’organiser jusqu’au distributeur », soulignent-ils. Sur un marché actuellement en légère surproduction, les structures représentatives des groupements bio (Forébio et la Coopération) se sont tournées vers l’Agence Bio « pour voir comment elle pouvait nous accompagner afin d’éviter une crise dans le porc bio français ». Cependant, « la première et la meilleure solution pour nous est de limiter les imports UE (du Danemark et autres), pour retrouver un équilibre en France. »

excédent de 5 à 10 % par rapport à la demande