Lors de sa séance du jeudi 14 mars, le Marché du porc breton (MPB) a abouti à une cotation de 2,026 €/kg, en augmentation de 1,3 ct€. Après plusieurs semaines de hausse au niveau maximum permis par les règles du marché, la progression du prix du porc s’est avérée « plus contenue », car « le commerce manque encore d’élan nécessaire pour une bonne revalorisation sur le marché de la viande ». « La demande des abattoirs reste correcte car les offres ne sont pas abondantes », notent les analystes du MPB, ajoutant que le prix est resté « stable » en Allemagne – une tendance « qui devrait se généraliser dans le nord de l’Europe en fin de semaine ». « Plus au sud [de l’Europe], des hausses de cours plus modérées devraient être enregistrées », prévoit le marché de Plérin.
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Une semaine plus tôt, le cours de référence français était repassé au-dessus de la barre symbolique des 2 €/kg, après un mois de progression continue sur fond de faiblesse de l’offre (le cours était à 1,782 €/kg le 5 février). « Les besoins des abattoirs se sont nettement affirmés à partir du 15 février », rapportent les analystes du MPB dans leur note mensuelle. « Sur la zone Uniporc, les abattages des neuf premières semaines sont relativement stables » par rapport à 2023. Mais l’offre de porcs reste à un niveau « insuffisant » face à la demande des abattoirs, « qui s’anime peu à peu en vue des préparatifs de Pâques et des produits de printemps ». Pour rappel, la production porcine française a reculé de 5,2 % en 2023 (à 22,13 millions de têtes), selon le bilan annuel de FranceAgriMer.