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Porc : Evel’Up renforce l’innovation en élevage

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Le numéro 2 de la production porcine en France, la coopérative Evel’Up (Landivisiau, Finistère) construit le futur du cochon en multipliant les essais de recherche et développement. Parmi ses 1 000 adhérents (4,1 millions de porcs charcutiers pour 600 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018), un noyau dur d’une vingtaine d’éleveurs participe activement à des travaux d’amélioration continue des conditions d’élevage en maternité, post-sevrage et engraissement. La coopérative née il y a un an de la fusion de Prestor et Aveltis acquiert de la connaissance en filmant et en enregistrant, via des caméras et capteurs, le comportement des animaux dans cinq élevages depuis un an. Evel’Up développe également un nouveau concept de bâtiment où « les surfaces, les volumes, l’éclairage, la disposition des salles diffèrent des bâtiments actuels », dit sans plus de précisions le directeur du groupement, Thierry Gallou. Un projet orienté bien-être animal est testé actuellement chez un éleveur pour répondre, d’ici la fin de l’année, à une demande précise « d’un abatteur associé à un salaisonnier ».

Sans conteste, la segmentation du marché et la demande grandissante de porcs issus de cahiers des charges « bien-être » transforment peu à peu la production. « De ce point de vue, nous nous situons dans le marché, c’est-à-dire que 12 % de notre production intègre des cahiers des filières d’aval (JPA, Kermené, Hénaff, etc.), explique Guillaume Roué, président d’Evel’Up, également président d’Inaporc. D’ici quelques années, cette offre pourrait représenter le quart de notre production, soit l’objectif du projet de filière présenté aux EGA (montée en gamme de 25 % du porc en France). » À condition, précise-t-il, que le prix proposé par les acheteurs et la durée du contrat garantissent à l’éleveur l’équilibre d’exploitation. Le contexte actuel du marché du porc, orienté à la hausse de façon durable, devrait accélérer les investissements. Sera-t-il suffisamment incitatif au renouvellement des générations ? Parmi les éleveurs Evel’Up, âgés de 52 ans en moyenne, il y a actuellement une installation pour trois départs. Mais la production se maintient par la hausse de la productivité et de la taille moyenne des élevages – 250 truies naisseur engraisseur actuellement, environ 300 d’ici cinq ans.

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