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Porc : Gad SAS bientôt sous la protection du tribunal de commerce

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Les salariés de Gad SAS tout comme les éleveurs de porcs qui l’approvisionnent craignaient beaucoup les annonces de la direction en comité central d’entreprise, le 13 février. La proposition de l’entreprise d’abattage-découpe bretonne (quatre sites, 1660 salariés, 453 millions € de chiffre d’affaires l’an passé) de solliciter la protection du tribunal de commerce de Brest dans les prochaines semaines a donc été prise avec soulagement. Beaucoup craignaient, en effet, que le premier actionnaire du troisième abatteur français avec 2,4 millions de porcs (derrière Cooperl Arc Atlantique et Bigard-Socopa), le groupe Cecab (65 % du capital) ne décide de fermer purement et simplement un des deux sites d’abattage (45 000 porcs/semaine) pour juguler les pertes que Gad SAS essuie depuis trois exercices consécutifs. Lors du prochain CCE qui se tiendra le 21 février, les représentants des salariés en sauront plus sur les détails de l’opération qui devrait conduire le tribunal à placer Gad SAS en redressement judiciaire. Cependant, salariés et fournisseurs se doutent qu’il devra y avoir des restructurations. La direction de Gad SAS s’est engagée devant les représentants des salariés à « explorer toutes les pistes afin de trouver la meilleur solution de continuité de l’activité » et pérenniser l’entreprise. Ces pistes seront explorées avec l’administrateur judiciaire que nommera le tribunal de commerce de Brest. Pendant ce temps, l’activité de l’entreprise sera maintenue, rapportent les représentants du personnel. Il s’agit donc d’un moment de répit.

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