Lors de sa séance du 30 janvier, le Marché du porc breton (MPB) a clôturé à 2,027 €/kg (+1 ct€), après plus de trois semaines de hausse maximale. Une telle augmentation continue en janvier est « sans précédent dans l’histoire » du marché de référence. En tout, depuis le 26 décembre 2022, le cours du MPB a repris 21,9 ct€. « L’offre en élevage est particulièrement basse et soutient l’évolution positive du prix », expliquent les analystes de Plérin. Sur les quatre premières semaines de 2023, les abattages sont en recul de 5,1 % sur un an dans la zone Uniporc Ouest, soit plus de 19 000 porcs par semaine. Un contexte qui a permis aux groupements vendeurs de refuser des propositions d’achat pour « amener les abattoirs à augmenter progressivement leurs enchères ».
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Cette faiblesse de l’offre « est la même partout en Europe », notait le MPB le 19 janvier, mais la France est la seule à connaître une hausse aussi fulgurante. En semaine 4 (du 23 janvier), seuls les Pays-Bas, l’Espagne et le Portugal ont vu leurs prix croître, d’après la note hebdomadaire du MPB. En revanche, au Danemark, fortement orienté vers l’export, le prix d’acompte a perdu 20 ct€ en six semaines, illustrant « l’inertie des ventes vers les pays tiers » (selon la précédente note hebdomadaire). Ces graves difficultés ont poussé Danish Crown à réduire la voilure, en licenciant 550 personnes et en abaissant la capacité de son site d’Essen (Allemagne) à 40 %. « Je ne vois aucun signe annonçant une reprise des importations chinoises », a déclaré Jais Valeur, p.-d.g. du premier producteur de viande danois, à Reuters (article en anglais). Comme le rappellent Les Marchés, début janvier, le groupe avait déjà fermé « une usine près de Hambourg qui emploie 200 personnes ».