« Le dossier du paiement des porcs mâles castrés sous anesthésie est prioritaire pour le CRP Bretagne », indique sa nouvelle présidente Carole Joliff dans un entretien accordé à Réussir Porc. « La situation actuelle n’est pas équitable, avec des montants de rémunération différents selon les abattoirs », pointe l’éleveuse élue le 31 août à la tête de l’organisation de l’amont porcin breton. En juillet, l’AOP (association d’organisations de producteurs) Porc Grand Ouest – 50 % de la production française – a fixé une revalorisation de 7 ct€/kg pour les porcs castrés avec anesthésie. Un niveau intermédiaire entre les 13,7 ct€/kg demandés par la FNP (éleveurs de porcs, FNSEA), correspondant à la différence de coût de production entre mâles castrés et entiers, et les 2 ct€/kg proposés par Culture Viande (abatteurs), correspondant au coût de l’anesthésie. D’après Carole Joliff, « le CRP Bretagne a un rôle important à jouer, néanmoins, il n’est pas impliqué dans les transactions commerciales avec les abattoirs », qui sont du ressort des OP (organisations de producteurs). Le CRP, lui, « définit au nom des éleveurs et des OP les grands principes de rémunération des porcs avec les abatteurs au travers de la grille de paiement », rappelle-t-elle.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Autre priorité évoquée par la nouvelle présidente : le renouvellement des générations, qui passera par « l’innovation et la modernisation des élevages », ainsi que « la promotion du métier d’éleveur », qui est « l’une des missions essentielles du CRP ». L’éleveuse costarmoricaine insiste sur l’accompagnement des nouveaux éleveurs à travers « différentes stratégies d’entreprises qui peuvent se cumuler » (contractualisation, autonomie alimentaire, liberté de choix des fournisseurs, accès direct au marché et l’optimisation de la marge).