« Malgré un retrait de viandes record à l'échelle européenne (143 399 tonnes), les représentants des éleveurs de porcs français ne comprennent pas la faible participation de l'aval de la filière porcine française », fait remarquer dans sa lettre hebdomadaire du 11 mars la Fédération des industriels et des commerçants de la viande (FNICGV). Effectivement, Jean-Michel Serres regrettait le 16 février que « les outils d'abattage n'aient pas davantage profité du stockage privé. Nous aurions pu gagner encore 0,05€/kg carcasse. » Selon la FNICGV, « une explication a été fournie lors du comité viandes blanches de FranceAgriMer », le 9 mars. Il semble donc que « les entreprises d'abattage-découpe, exsangues, ont préféré un écoulement immédiat plutôt que de parier sur les mois à venir » et n'ont donc fait appel qu'à un tonnage de 7 100 tonnes, soit 5% du total européen. « L'opération communautaire a été déclenchée après la survenue de la crise dioxine en Allemagne, qui y a donc fortement participé (29% de la demande européenne) », observe la FNICGV. « D'autre part, le marché des viandes fraîches était plutôt fluide en février 2011. »
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