Avec environ 3 millions de tonnes en 2017, la production porcine russe a retrouvé son niveau d’avant la chute du mur de Berlin. L’effondrement de l’Union soviétique et notamment la chute des subventions publiques à l’agriculture qui suivit, ont engendré une réduction de moitié de la production et de la consommation de porc en Russie durant la décennie suivante, avant qu’elles ne se redressent depuis les années 2000. Les différents embargos mis en place depuis 2014 ont parachevé la reconquête du marché intérieur russe par les opérateurs nationaux, jusqu’à réduire le déficit à environ 9 % souligne l’Ifip-Institut du porc dans sa note de conjoncture le 13 février. Les importations russes sont tombées de 1,2 million de tonnes à 335 000 tonnes entre 2012 et 2016. Ce redressement de la production russe était plus récemment porté par des prêts à faible de taux d’intérêt (5 % contre 13 %) pour les producteurs de porc. Cette politique fiscale devait s’arrêter fin janvier à la demande des opérateurs eux-mêmes qui craignent carrément une situation d'excès d'offre dans le pays, rapportent les analystes canadiens du CDPQ.
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