Selon une enquête de l’Inra, les deux tiers des consommateurs citent la sécurité sanitaire en tête des critères de qualité attendus à l’égard de la viande de porc. Les personnes sans enfants, les jeunes et les moins fortunés citent en priorité le bien-être animal . L’enquête montre également que la moitié des consommateurs seraient prêts à payer un euro de plus par kilo en échange d’une amélioration globale de la qualité.
Selon une enquête menée par des chercheurs de l’Inra*, la qualité sanitaire est la première préoccupation des consommateurs de viande de porc. L’étude menée dans le cadre du programme de recherche «Porcherie verte» a permis d’étudier les attentes des consommateurs concernant la qualité de la viande de porc. Quatre critères ont été analysés : la sécurité sanitaire, le goût de la viande fraîche, les effets sur l’environnement et le bien-être animal. Les personnes interrogées étaient invitées à classer ces critères par ordre d’importance puis à donner à chacun une note de 1 à 10. L’aspect «sécurité sanitaire» est arrivé en tête chez les deux tiers des personnes interrogées. Pourtant, dans le même temps, 90% des sondés ont estimé que la qualité sanitaire de la viande de porc est «suffisante voire trop importante».
«Tout va bien, mais on ne sait jamais»
Un contradiction que les chercheurs interprètent en considérant que, pour les consommateurs, «la viande de porc est sans risque jusqu’à présent mais on ne sait pas ce qui peut arriver». La propension à citer la sécurité sanitaire en tête est la plus forte chez les personnes aisées, les personnes âgées, les personnes ayant des jeunes enfants et celles consommant fréquemment de la viande de porc. En revanche, les personnes aux faibles revenus, les jeunes et les personnes sans enfants placent plus volontiers le bien-être animal en première position, reléguant la sécurité sanitaire en dernière position. Poursuivant leur enquête, les chercheurs ont voulu savoir si les consommateurs seraient prêts à payer plus cher pour l’amélioration globale des quatre critères. D’après les réponses, la moitié d’entre eux accepteraient de payer un euro de plus et un quart seraient prêt à débourser deux euros supplémentaires par kilo de viande fraîche pour une amélioration globale de la qualité.
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*Unité de recherches Économie et sociologie rurales, département de Sciences sociales, agriculture et alimentation, espace et environnement, centre Inra de Rennes.