Le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie a signé, le 14 septembre au Space, l’arrêté de reconnaissance de l’association d’organisations de producteurs (AOP) de porcs du Grand Ouest. Créée en avril par dix groupements allant de la Vendée à la région parisienne, en passant par la Normandie et la Bretagne, l’AOP regroupe environ la moitié de la production porcine française, avec pour but de « renforcer le pouvoir de marché des éleveurs adhérents aux OP » (1). Son président Jean-Luc Chéreau (Agrial) lui fixe un triple objectif : « assurer un prix rémunérateur qui permette aux éleveurs de vivre de leur métier et de se moderniser » ; « assurer la confiance des consommateurs en répondant aux attentes sociétales » ; et « assurer le renouvellement des générations ».
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De son côté, M. Denormandie a salué « un moment d’histoire », soulignant qu’il s’agissait de « la première fois qu’un ministre a à signer un tel arrêté dans la filière porcine ». Et le locataire de la Rue de Varenne de poursuivre : « Je suis intimement convaincu que l’organisation de la production est une des clés du succès pour au moins deux sujets : la rémunération et les défis à venir, dont l’arrêt de la castration à vif des porcelets ». La reconnaissance officielle de l’AOP lui permettra aussi d’émarger aux programmes opérationnels de la future Pac, afin de « se moderniser pour répondre aux attentes sociétales », d’après Jean-Luc Chéreau. L’AOP travaillera également sur l’environnement (haute valeur environnementale, « porc décarboné ») et sur l’énergie, a-t-il annoncé : « Il existe déjà des achats groupés d’électricité au niveau régional, cela va continuer dans le cadre de l’AOP ».