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Porc : les abattoirs européens se restructurent à grands pas

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Une étude de l’Institut du porc (Ifip) parue dans son mensuel d’information économique d’octobre aborde le développement des abattoirs européens. Restructurations et concentrations sont les maîtres mots du mouvement en cours. Vion est ainsi devenu le premier opérateur de l’Union européenne en reprenant en 2008 Grampian au Royaume-Uni (27% du marché britannique). Il représente aux Pays-Bas 55% de l’activité nationale et 20% en Allemagne. Au total, 20 millions de porcs sont abattus en 2009 par le groupe. Danish Crown prend la deuxième place avec 19 millions de porcs abattus dans 4 pays : Danemark (80% du marché danois), Suède (15%), Pologne (3%) et Royaume-Unis (19%). Il vient de racheter D&S Fleisch (3,5 millions de porcs par an). Tönnies récupère la 3e place en abattant 14 millions de porcs à l’année. A eux trois, ils totalisent 23% des abattages européens. Par comparaison, en France, Cooperl AA, Bigard-Socopa et Gad Europig ne réalisent que 5% du marché européen mais plus de la moitié des abattages nationaux. Au-delà du rachat, la stratégie d’entreprise consiste à agrandir les sites et à les spécialiser. À Rheda, Tönnies traite chaque année 7,5 millions de porcs et à Weißenfels, plus de 5 millions. Selon l’Ifip, la concentration devrait se poursuivre. Ainsi Danish Crown et Tican, groupes coopératifs, envisagent de modifier leur statut pour y parvenir. Tönnies voit déjà plus loin et construit, en partenariat avec les Russes, un abattoir en Russie.

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