Pour les éleveurs français de porcs, à la hausse des coûts de productions s’ajoutent les distorsions de concurrence avec leur voisin allemand. Depuis quelques années déjà, la filière française dénonce le faible coût de la main d’œuvre dans les abattoirs outre-Rhin. Résultat : même des porcs produits aux Pays-Bas ou au Danemark y sont abattus (l’Allemagne abat 55 millions de porcs par an pour une production de 45 millions environ). Excédé, le Comité régional porcin de Bretagne s’apprête donc à attaquer juridiquement l’Allemagne auprès de Bruxelles.
Par ailleurs, Inaporc est actuellement en discussion avec le ministre de l’Agriculture, Bruno le Maire et le commissaire européen au marché intérieur, Michel Barnier, pour trouver une solution à cette question. L’Interprofession conteste également le système de TVA dont bénéficient les producteurs allemands. « Cela leur permet un gain de compétitivité de 1,5%, soit 3 à 4 cts par kg de viande », précise Guillaume Roué, président d’Inaporc. Enfin, les éleveurs estiment que les soutiens à la mise en place d’unités de méthanisation confèrent également un avantage aux producteurs allemands.
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