L’Espagne, premier producteur européen de porcs, devrait voir sa production baisser de 3 % au premier semestre 2023 (par rapport à la même période de 2022), prévoit l’Ifip dans son Baromètre de décembre. Un coup d’arrêt – le premier depuis 2013 – qui « ne devrait être que temporaire », relativise l’institut technique français, « car les Espagnols pourront à moyen terme consolider leur position sur le marché européen ». Au niveau européen, les abattages de porcs sont attendus en baisse de 3,6 % au premier semestre. La France, elle, « affiche une certaine résistance par rapport à ses voisins », avec un recul limité à 1,2 %, selon l’Ifip. La « stratégie Le Porc français » a été « génératrice d’une forme de protection », analyse l’institut technique, qui rappelle que le plan d’aide d’urgence du gouvernement a « aussi pu limiter les dégâts ». L’Ifip prévoit une baisse de 2,3 % pour le numéro 2 allemand, ainsi qu’un effondrement de 13 % au Danemark, qui « manque de débouchés en Europe pour les porcelets ».
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Après une année 2022 en baisse de 4 %, la production porcine de l’UE devrait accuser un nouveau recul de 2,6 % sur l’ensemble de l’année 2023. La raison de ce marasme ? Initialement provoquée par la flambée de l’alimentation animale depuis fin 2021 et des prix de vente insuffisants, la crise que traversent les éleveurs devrait continuer de produire ses effets. Entre « contexte inflationniste et […] recul massif de la production », les cours du porc devraient rester élevés dans l’UE début 2023, prévoit l’Ifip (+32 % au premier trimestre, +4 % au deuxième trimestre). Quant au prix de l’aliment, il devrait rester « à un haut niveau » : l’Ifip prévoit « un coût matière estimé stable sur la période », alors que « le prix de l’énergie jouera un rôle important ».