La cotation du Marché du porc breton de Plérin (MPB) a de nouveau reculé, le 27 octobre, de 3,6 cents le kilo pour atteindre 1,303 euro le kilo. C’est la cinquième forte baisse d’affilée depuis la fin septembre. « Apparemment, le commerce de porc européen se trouve confronté à deux problèmes, analyse le MPB. Baisse des ventes de viande vers la Chine et consommation dégradée dans les pays de l’UE. Les USA, déclencheurs de la baisse de prix sur le marché mondial, semblent stabiliser leur prix à un niveau très bas ». La veille, le ministère de l’Agriculture notait un repli des exportations de viande porcine au mois d’août, de 1,6 %. Elles restent en progression de 5 % en cumul depuis le début de l’année (en forte progression vers les pays tiers, et forte baisse vers l’Union européenne). Les abattages français se replient également en septembre, de 3 % en têtes et en poids. En cumul depuis le début de l’année, les abattages restent en progression de 0,4 % en têtes et 1,1 % en tonnage par rapport à 2015.
Le 25 octobre, la Confédération paysanne dénonçait dans un communiqué l’absence de régulation de ce marché et la « vocation exportatrice » de la filière. « Face à l’absence de régulation, l’ouverture croissante de nos productions aux marchés internationaux expose les éleveurs porcins français à des prix de plus en plus volatils et à des revenus de plus en plus fluctuants », affirme le syndicat, qui plaide pour « une méthode de fixation des prix permettant une couverture des coûts de production » et « un outil de régulation permettant de reconquérir le marché intérieur et de le protéger des fluctuations des prix mondiaux ». À plus long terme, la Confédération paysanne plaide aussi pour une « nécessaire réorientation des productions » et « une montée en gamme des produits ».
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