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Porc : pas de mesures nécessaires à ce stade, estime Bruxelles

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Le ministre polonais, Krzysztof Jurgiel, a demandé, le 29 janvier à l’occasion de la réunion des ministres de l’agriculture de l’UE à Bruxelles, de réactiver les restitutions à l’exportation dans le secteur de la viande porcine, ainsi que l’aide au stockage privé et le soutien financier aux producteurs, afin de lutter contre la détérioration des perspectives du secteur. Dans une note présentée à ses homologues, il a décrit une tendance à la baisse des cours sur le marché du porc dans la plupart des États membres, notamment une chute des prix en Pologne de 21 % depuis septembre 2017. Une situation également due à la peste porcine africaine qui a entraîné une baisse des exportations et forcé certains producteurs à cesser leur production dans les zones affectées. Le Portugal, la Lituanie et la Lettonie ont également fait part de « signaux inquiétants » pour le secteur.

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Mais le commissaire européen Phil Hogan a estimé qu’aucune mesure n’était nécessaire à ce stade. Après une année record en 2016, les exportations de porc de l’UE ont ralenti en 201, principalement en raison d’une baisse de la demande chinoise. Pour Bruxelles, l’année 2017 a été relativement bonne, en particulier au cours du premier semestre, où les prix moyens du porc dans l’UE ont été nettement supérieurs à la moyenne. Les prix baissent désormais, « mais cela devrait contribuer à la compétitivité des exportations de l’UE par rapport aux autres principaux exportateurs (États-Unis, Canada, Brésil) en 2018 », a précisé le commissaire européen qui promet de suivre l’évolution du marché dans les prochains mois et notamment l’impact de l’épidémie de peste porcine africaine qui s’étend à l’Est de l’UE.