Alors que la crise de la filière porcine n'en finit pas, Stéphane Le Foll a reçu les représentants de cette dernière le 31 mars. À cette occasion, il a menacé d'encadrer les promotions par voie d'arrêté si la filière ne les encadre pas d'elle-même d'ici à fin avril, rapporte un communiqué de presse. Autre annonce, celle d'un nouvel appel à projets doté de 45 millions d'euros sur des projets de filière. Il viendra s'ajouter à l'appel à projet abattoirs du futur Plan d'investissement d'avenir, doté de 20 millions d'euros. Le ministre souhaite également que le cahier des charges du Porc français soit renforcé afin de mieux valoriser ces productions. Il attend des propositions à ce sujet d'ici à fin avril. L'équilibre entre les différentes formes de commercialisation et le recours à la contractualisation ont également été discutés et doivent faire l'objet de propositions d'ici à fin juin. Les transformateurs et les distributeurs sont prêts à s'engager dans ces discussions, affirme le ministre, qui souhaite que le secteur de la nutrition animale s'implique également dans le processus. Diverses mesures ont également été évoquées pour soutenir les éleveurs.
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Le médiateur des relations commerciales agricoles est chargé d'accompagner la filière dans ses réflexions sur l'encadrement des promotions et le développement de nouvelles formes de fixation du prix telle que la contractualisation). Pour marquer le coup, Stéphane Le Foll a proposé d'élaborer un pacte de la filière porcine. Il pourrait être signé en juin, lors de l'assemblée générale de la Fédération nationale porcine, et engagerait les pouvoirs publics.