D’ici 2018, le Danemark pourrait exporter 2,5 à 5 millions de porcelets en plus des 11 millions actuels, estime l’Ifip-Institut du porc dans une note de conjoncture parue le 11 janvier. Les analystes s’appuient sur une enquête de l’Union des producteurs de porcs danois (DSP) menée en 2015 auprès de ses adhérents, selon laquelle « 23 % des naisseurs et 21 % des engraisseurs ont des projets d’expansion d’ici 2018 », tandis que « 6 % des naisseurs et 24 % des engraisseurs envisagent de réduire ou d’arrêter la production ». Le Danemark poursuit sa spécialisation vers le « naissage », entamée durant les années 2000. Ses porcelets sont engraissés ensuite dans toute l’Europe, notamment en Allemagne et en Europe de l’Est. En Allemagne justement, selon des données provisoires issues d’un recensement effectué en novembre, le cheptel porcin avait diminué de 3 % par rapport à novembre 2014, à 27,5 millions de têtes, soit le plus bas niveau enregistré depuis 2011, rapporte le Centre de développement du porc du Québec, dans sa dernière note parue le 12 janvier. Les baisses ont été observées sur toutes les catégories d’animaux, mais plus particulièrement chez les truies (-4 %). Selon les analystes québécois, la baisse serait « notamment attribuable à la baisse du prix des porcelets qui a chuté en Allemagne ces derniers mois ». La baisse du cheptel total « pourrait se poursuivre tout au long de 2016 », estime le CFPQ.
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