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Porc : un plan à faire parapher par les charcutiers

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Hasard du calendrier, la remise des plans de filière correspond avec le retour de la Fédération des industriels de la charcuterie (Fict) dans l’interprofession porcine (Inaporc). À l’heure où nous écrivons ces lignes, la Fict doit se prononcer sur deux documents que lui a transmis Inaporc : le protocole de sa réintégration dans l’interprofession et le plan de filière.

La Fict a quitté l’interprofession en janvier 2016. La validation d’un plan de filière commun pourrait être une étape décisive de son retour, après la nomination de Bernard Vallat à la présidence de la Fict en remplacement du controversé Robert Volut. En attendant le paraphe de la Fict sur le plan de filière, personne ne veut en dévoiler son contenu ; cela pourrait froisser les industriels. De plus, Inaporc ne souhaite pas déroger aux consignes de discrétion données par les pouvoirs publics.

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Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine (FNP), glisse seulement que les débats se sont déroulés dans un climat « constructif », que le plan contiendra des demandes pour restaurer la compétitivité du secteur, des objectifs chiffrés sur la progression du bio et des labels, mais aussi des propositions concernant la qualité (sanitaire, innovation…) ou l’organisation du dialogue entre les interprofessions d’élevage avec les ONG.

À l’inverse de la filière volaille, la filière porcine n’a pas livré de chiffres d’investissement ; selon Paul Auffray, elle aurait besoin d’investir 2 à 3 milliards d’euros pour se moderniser.