L’union de coopératives Arca dans l’est Bretagne et le groupement de producteurs Porcial-Laurial à Cholet ont décidé de mettre en commun l’ensemble de leurs activités de production de porcs, d’abattage et de transformation. Une amorce de restructuration de la filière qui se veut ouverte à d’autres par la suite.
Les dirigeants respectifs de l’union Arca, à Saint Armel (Ille-et-Vilaine) et du groupement de producteurs Porcial-Laurial, à Cholet (Maine-et-Loire) ont décidé de nouer une alliance, prévue pour mai prochain, qu’ils présentent comme la constitution d’une « filière nationale à couverture régionale et à proximité de l’éleveur » parfaitement complémentaire.
Porcial travaille sur les Pays de la Loire, Arca sur l’est Bretagne (1 million de porcs sont produits en Ille-et-Vilaine), partie des Pays de la Loire et le Poitou-Charente. Avec 1700 adhérents et 900 salariés, l’ensemble pèsera 120 000 tonnes de viande et un chiffre d’affaires global de 400 millions d’euros. Avec 2,8 millions de porcs produits par an, Arca-Porcial se place au second rang des organisations de producteurs de France, derrière Cooperl-Hunaudaye (Lamballe dans les Côtes d’Armor).
Du côté des actifs industriels, « Porcial apporte un abattoir (Cholet) qui traite 6500 porcs par semaine, soit 65 % de la production de Porcial, et une petite salaisonnerie en Vendée à la Verrie (60 tonnes par semaine)», précise Didier Moulin, futur directeur général de l’ensemble.
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Ces actifs consolideront ceux d’Arca : un abattoir à Saint-Maixent dans les Deux-Sèvres (16 000 porcs par semaine, soit le tiers de la production d’ARCA) et des participations dans des abattoirs partenaires. Il s’agit de Gâtine Viande (La Guerche de Bretagne, Ille-et-Vilaine) dans lequel Arca possède le tiers du capital (16 000 porcs/semaine tous Arca) ; Abéra à Saint-Brice-en-Coglès, Ille-et-Vilaine (12 % du capital), et d’autres sites industriels à plus basse participation – Mayenne Viande à Laval (Mayenne), Harang Soudan dans les Yvelines.
Aucun plan d’investissement n’est prévu à court terme, indique Didier Moulin. « Il s’agit avant tout d’optimiser les équipes en amont comme en aval». Le cœur de métier d’Arca restera le frais, avec un débouché naturel, Intermarché, auquel Arca fournit en exclusivité la viande de porc de ses étals (marque Louis d’Armel). Arca estime offrir une large palette des besoins des clients industriels et du groupement des Mousquetaires : du cochon produit à partir d’un socle fort, la CCP Arca, issu de l’IGP jambon de Bayonne, du cochon biologique, etc.
Après l’adhésion de Porcial à l’union Arca, effective le 1er mai prochain, une nouvelle organisation de producteurs verra le jour d’ici la fin de l’année et son nom choisi d’ici à deux ans. Selon Arca, l’alliance avec Porcial « correspond à une première étape vers une restructuration de la filière porcine ouverte à d’autres groupes ».