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Porcs : L214 demande la fermeture d’un abattoir de coches des Mousquetaires

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Dans une vidéo sur l’abattoir SBA de Briec (Finistère) parue le 5 mai, L214 dénonce « des pratiques et des installations non conformes à la réglementation, qui entraînent des souffrances extrêmes pour les animaux et qui sont dangereuses pour les employés ». Chaque semaine, 2 300 animaux sont tués dans cet abattoir, le « premier site français » d’abattage de coches, racheté en 2014 par Les Mousquetaires (Intermarché). L’association abolitionniste pointe notamment l’utilisation « en toutes circonstances » de l’aiguillon électrique, « des animaux coincés dans les couloirs au point de devoir être tués sur place », ou encore un « box d’immobilisation inadapté aux différents gabarits ». « Des truies trop faibles […] ont été tuées à leur arrivée à l’abattoir et […] sont treuillées au-dessus des vivantes », constate encore l’ONG. Dans une pétition destinée au ministre de l’Agriculture, L214 demande « la fermeture d’urgence de l’abattoir ». L’association annonce également porter plainte auprès du procureur de la République de Quimper.

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L214 exige également un « nouvel audit généralisé de tous les abattoirs de France ». Une telle inspection avait été lancée en 2016 par Stéphane Le Foll, alors ministre de l’Agriculture, après plusieurs vidéos de L214. Les inspecteurs vétérinaires avaient à l’époque donné la note « B » (non-conformité mineure) à l’abattoir de Briec. Le rapport d’inspection, publié par L214, évoque les points soulevés par l’association, notamment des « difficultés liées à la spécificité des animaux abattus nécessitant un outil adaptable à la variation des gabarits », ou encore un « mélange de gabarits avec écrasement de petits gabarits par les plus gros ». Dénonçant l'« inaction » des pouvoirs publics, L214 « introduit un recours en responsabilité contre l’État ».

Non-conformités déjà relevées en 2016 par les services vétérinaires