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Filière porcine Porcs : les abattoirs doivent se rassembler pour affronter les GMS

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Les professionnels de l’élevage porcin appellent les abattoirs à se rassembler pour tenir tête aux GMS (grandes et moyennes surfaces) dans un communiqué de presse du 9 janvier. Alors que les prix continuent d’être « bradés », il y a urgence à jouer collectivement.

La FRSEA Bretagne demande aux abattoirs et aux salaisonniers de prendre leurs responsabilités dans un communiqué de presse du 9 janvier : « Il est temps pour eux de se rassembler pour affronter, ensemble, les GMS (grandes et moyennes surfaces) ». La fédération dénonce la pression exercée par les GMS sur les outils d’abattage et montre du doigt le niveau des promotions extrêmement bas. « Avec des promotions aussi basses que celles de ce début d’année, environ 2,50 euros le kilo, aucun acteur en amont de la filière ne peut gagner sa vie », souligne la FRSEA. La fragilité des outils d’abattage français est une réalité. Selon les professionnels de l’élevage, « il y a une précarisation des maillons intermédiaires qui ne tardera pas à s’exprimer ». Seulement, pour le maillon de la production, la solution n’est pas de « brader leurs produits ».

Nécessité d’un changement de comportement
« En 2012, il faut renouer avec la hausse, déclare Jacques Crolais, directeur du CRP (Comité régional porcin) Bretagne. Il faut que nous soyons plus collectifs. Tant sur la filière viande fraîche que sur la transformation ». Rétablir un dialogue entre tous les maillons de la filière semble nécessaire. « Le CRP Bretagne demande aux acteurs de la filière de préparer l’année 2012, non pas avec l’ambition d’organiser le broyage des éleveurs, mais avec un objectif minimum de 1,40 euro au cadran », lit-on dans un communiqué de presse de la CRP Bretagne du 10 janvier. Cet objectif passe par une revalorisation en aval. Il s’agit notamment de promouvoir la marque VPF (viande de porc française) dans un contexte où le consommateur devient de plus en plus exigeant. Le CRP rappelle que le prix de l’aliment a progressé de 34% en 2011 par rapport à 2010, alors que le prix n’a augmenté que de 14% la même année. 2011 n’aura pas permis aux éleveurs d’équilibrer leurs comptes.

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