Plus d’une semaine après la mise en redressement judiciaire du groupe Doux, la situation est toujours confuse. Les divers protagonistes de dette affaire sont certes tous sur le pont pour tenter de colmater les voies d’eau et éviter un naufrage complet. Mais la tâche est immense et les mesures d’urgence n’arrivent pas toujours à convaincre. Le ministre de l’Agriculture tente de rassurer les éleveurs en promettant des reports d’échéances fiscales et sociales, mais, sur le terrain, le message a du mal à convaincre. Xavier Beulin en a fait le constat, redoutant que les mises en place de poussins ne puissent être assurées. Certains fournisseurs des usines du groupe ne livrent plus, par crainte de ne pas être payés, alors que leurs livraisons sont désormais garanties par la signature des administrateurs judiciaires. Certains ont décidé de sauter le pas et de se tourner vers d’autres industriels pour écouler leur production à moindre risque. Les sites de Doux ont été contraints, pour certains, de tourner au ralenti, contraignant les salariés à des congés forcés. Ce qui ajoute encore à leur légitime inquiétude, mais surtout nourrit une colère jusque là contenue pour ne pas compliquer davantage la situation, mais cette patience a aussi ses limites. Une situation explosive sur plusieurs fronts et qui demande une riposte rapide, car chaque journée perdue obère un peu plus l’avenir. Dans le même temps, le « sauveur » brésilien, dans un faste ostentatoire, relance un des anciens sites de production et affiche, sans complexe, ses ambitions : reprendre les marchés d’exportation. Tout est dit !

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