Markos Kyprianou, le commissaire chargé de la santé et la protection des consommateurs, s’est dit opposé à tout report dans la fixation d’une limite maximale de densité dans les élevages de poulets de chair, lors de la réunion à Luxembourg, le 19 juin, des ministres de l’Agriculture. Ce point est le plus controversé de la proposition de directive. Afin de dégager un compromis, la présidence autrichienne proposait de reporter à l’après 2010, l’établissement de ce seuil. Mais le commissaire estime que le niveau de 38 kg par m2 est déjà un compromis et son application ne peut pas attendre. Toutefois, il n’écarte pas la possibilité de faire preuve de plus de souplesse, sur la base de nouvelles propositions, durant la présidence finlandaise au cours du second semestre de l’année. La France, la Hongrie, la République tchèque, la Pologne et la Grèce ont estimé que, étant donné le contexte de la grippe aviaire, la date est mal choisie pour imposer une telle mesure à un secteur déjà fragilisé. De leur côté, l’Irlande, la Lituanie, le Luxembourg, la Finlande et le Portugal ont appuyé l’idée d’ajouter des périodes de transition pour l’entrée en vigueur des nouvelles mesures. À l’inverse, la Suède, le Danemark, le Royaume Uni, l’Allemagne et l’Estonie ont plaidé pour une application du seuil de densité maximal dès l’entrée en vigueur du texte. Autre point de friction : la nécessité aux yeux de plusieurs délégations de mener de véritables études d’impact pour démontrer que le critère de densité est un véritable indicateur de bien-être chez les poulets de chair.
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