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Pour 2011, un niveau de prix similaire à celui de 2010 attend les éleveurs

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«Les niveaux de prix de 2011 vont probablement suivre la courbe de 2010. Ils pourraient même être meilleurs, vu le manque de viande ovine sur le marché mondial », soupçonne Anne Mottet, chef de projet au département Economie de l'Institut de l'élevage. Si une baisse des cours a été observée en début d'année, elle ne devrait pas durer avec l'arrivée de Pâques. Cette baisse du début 2011 « reflète sans doute les meilleures disponibilités britanniques depuis le début de l'année ainsi que le renforcement de l'offre française avec les sorties des sevrés aveyronnais (agneau d'origine laitier, ndlr) », analyse l'Institut de l'élevage dans sa note de conjoncture Tendances lait et viande de mars. Si la Grande-Bretagne et l'Irlande ont commencé à recapitaliser en 2010 et vont probablement améliorer l'offre vers l'Union européenne (UE) en 2011, la Nouvelle-Zélande va, elle, plutôt se tourner vers l'Asie, comme en 2010. D'après Anne Mottet, la Nouvelle-Zélande a réduit ses exportations de 5% du fait d'une forte concurrence de la production laitière. Tournée vers l'Asie (+11% d'exportation en 2010), son quota vers l'UE n'a été rempli qu'à 86% en 2010, soit près de 10% de moins que les autres années. Or, la demande de ces nouveaux marchés ne risque pas de décroître. Si la France doit faire face à une chute des cours après Pâques, du fait de l'arrivée des agneaux néo-zélandais, elle ne risque pas d'être excessive cette année comme en 2007.

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