La chaîne de café bakery luxembourgeoise Fischer, qui s'appuie sur l'outil industriel de Panelux, va ouvrir quatre à cinq points de vente par an d'ici à 2020 dans le nord-est de la France. Après les boutiques en succursales, l'enseigne opte pour la franchise.
L'année 2016 sera celle du changement pour le réseau de café bakery luxembourgeois Fischer qui se convertit à la franchise. L'enseigne fondée en 1913 compte aujourd'hui 70 points de vente en succursale, surtout au Luxembourg, et pour sept, en France. « Aujourd'hui, nous "voulons augmenterfortement le nombre de points de "vente Fischer pour atteindre "vingt boutiques supplémentaires d'ici à 2020 dans le nord-est de la France », explique Carole Muller, administrateur délégué général de Fischer. Le réseau a réalisé en 2015 un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros.
La première boulangerie avec espace de restauration sur place en franchise a ouvert en France en février, à Guénange (Moselle). « Pour les prochaines ouvertures, Fischer "vise les emplacements numéro un ou un bis en centre "ville, centre commercial etpériphérie de "ville, des zones où sont déjà implantés lespoints de ventefran-çais », précise Carole Muller. Chaque boutique doit compter entre 90 et 250 m 2 au total, avec un aménagement spécifique permettant au client de voir les employés de l'atelier en train de travailler. Le franchisé doit prévoir un budget total de 230 000 à 530 000 euros dont 30 000 euros de droit d'entrée. Il devra en outre verser chaque année 4% du chiffre d'affaires au titre des royalties et 1% au titre des dépenses de marketing. Chaque boulangerie Fischer en France comprendra systématiquement un espace de restauration sur place où les clients pourront consommer les spécialités chaudes ou froides de l'enseigne. Le snacking (sandwichs, salades, quiches, pizzas) réalisé sur place peut représenter de 15 à 50% du chiffre d'affaires d'une boutique en fonction de son implantation.
UN APPROVISIONNEMENT ISSU DU GROUPE PANHOLD
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L'assortiment des boutiques fait la part belle à la boulangerie et la viennoiserie françaises enrichie de spécialités luxembourgeoises. « Nous proposons dans nos points de ventefrançais les cramiques, streusels, et autresproduits saisonniers tels que les bretzels sucrés et nœuds de carnaval qui sont très appréciés par les clients » souligne l'administrateur délégué général de Fischer.
Pour l'approvisionnement des boutiques, le réseau s'appuie sur l'outil industriel de Panelux (65 millions d'euros de chiffre d'affaire en 2015), une entreprise qui fait partie comme Fischer de la holding Panhold dont le capital est contrôlé par les familles Fischer et Muller. L'usine implantée à Roodt-sur-Syre (Luxembourg) produit pour Fischer la gamme de boulangerie en cru non-congelé et la viennoiserie en cru congelé ou pré-poussé congelé. L'usine a aussi une activité de cuisson sur place pour livrer 400 clients proches. Au total, elle transforme chaquejour 60 tonnes de farine et emploie 500 personnes. Elle compte des clients à l'export notamment en France, en Allemagne et en Norvège.
Le développement de Fischer se fait dans un premier temps dans le quart nord-est de la France (300 km autour du site de production pour des raisons logistiques) mais l'enseigne ne s'interdit pas à l'avenir de couvrir d'autres régions à condition de disposer d'un certain nombre de points de vente qui permettraient l'ouverture d'ateliers locaux.