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Pour Christian de Perthuis, le retrait des États-Unis de l’accord de Paris pourrait renforcer ce dernier

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Selon Christian de Perthuis, professeur à l’Université Paris-Dauphine et fondateur de la chaire Économie du climat, le retrait de Donald Trump, qu’il qualifie de « passager clandestin » de l’accord de Paris, peut conduire à deux situations opposées. Soit on assiste à « un effet de contagion » auprès d’autres grands producteurs d’énergie fossile. Soit au contraire, « ce retrait pourrait catalyser un rebond salutaire des pays restants ». Si les effets de rebond l’emportaient sur les effets de contagion, « la décision trumpienne pourrait paradoxalement conduire à un renforcement à terme de l’accord de Paris », considère-t-il, du fait d’une redéfinition des règles. Mais ce retrait va conduire à « un assèchement des financements internationaux sur le climat », notamment sur le fonds vert. « il faut sécuriser à court terme les financements climatiques internationaux, insiste-t-il. Les multiples déclarations de dirigeants promettant d’amplifier l’action prendront consistance s’ils mettent la main au portefeuille."
 

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