Caroline Sanz, diabétologue à la clinique Pasteur de Toulouse, présidente du comité de liaison alimentation-nutrition de la clinique.
Comment une meilleure alimentation peut jouer sur les traitements que reçoivent les patients ?
La durée d'hospitalisation étant relativement courte, trois jours, nous savons que cela ne changera rien sur le long terme, mais ce n'est pas pour cela qu'il ne faut rien faire. Je vois deux axes. À la clinique Pasteur, nous avons principalement de la cancérologie et de la cardiologie. Proposer de bons aliments est essentiel en cancérologie, notamment à cause des traitements de chimiothérapie, des modifications du goût. Des aliments plus goûteux permettent de réduire la difficulté des patients à manger. en cardiologique, puisque nous sommes engagés dans la démarche Bleu Blanc Cœur, c'est un moyen pour nous d'aborder la question des omégas 3 avec nos patients, de les informer des bienfaits qu'ils peuvent en tirer.
Les médecins ont-ils intégré aujourd'hui l'approche alimentaire dans les soins ?
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C'est difficile à dire de façon générale, mais, forcément, les cardiologues vont s'impliquer sur cette question avec les thèmes qui les concernent directement, la perte ou la non-prise de poids, le cholestérol. Mais pour évaluer les retours, nous pouvons surtout nous baser sur les réactions de nos patients.
C'est-à-dire ?
Généralement, nous effectuons nos visites soit tôt le matin, soit entre midi et deux. Lorsque nous passons à cette heure-là, ils nous disent souvent qu'ils « ont bien mangé, que c'était bon ». Nous sommes alors en mesure de leur expliquer notre démarche, leur dire que tout est local, qu'il est possible de trouver de bons produits à toute proximité…