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Pour indemniser les betteraviers, Fesneau vise une mesure de crise européenne

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Le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a réitéré dans un communiqué de presse du 9 février la volonté de l’État de mettre en place « une aide aux planteurs en cas de pertes de rendements liées à la jaunisse en 2023 » sans pour autant donner beaucoup de précisions sur les modalités d’indemnisation à venir. Tout juste le ministère de l’Agriculture a-t-il précisé que « le gouvernement demandera l’activation d’une mesure de crise européenne, et engage dès à présent le travail de construction du dispositif en lien avec la Commission européenne ». Plus tôt dans la journée, Marc Fesneau avait indiqué vouloir éviter « les écueils du processus d’indemnisation lancé en 2020 », où les pertes n’avaient été couvertes qu’en partie, en raison du régime de minimis, qui limite à 20 000 euros l’indemnisation que peut recevoir une exploitation tous les trois ans. De son côté, le président de la CGB (betteraviers, FNSEA) avait annoncé qu’il s’agirait d’un « dispositif sans plafond, sans franchise ».

À travers ce « filet de sécurité », Marc Fesneau et la CGB espèrent inciter les planteurs à « s’engager dès présent dans les semis de betteraves ». Face à ces annonces, ni la Confédération paysage, ni la Coordination rurale (CR) ne se sont montrées satisfaites. « Il faut augmenter de quatre euros le prix de la betterave au kilo pour permettre aux betteraviers de se passer de pesticides », a déclaré sur France Info le porte-parole de la Confédération paysanne Nicolas Girod le 8 février. Quant à la CR, elle souhaiterait un retour au système de quotas qui encadrait le secteur sucrier européen avant le 1er octobre 2017, a précisé sa présidente Véronique Le Floc’h sur France Inter le 9 février.

Marc Fesneau espère inciter les planteurs à semer des betteraves