Baisse sensible des dépenses, maintien du « chèque de Margaret Thatcher » : fort de la compréhension d’Angela Merkel et du relatif soutien de certains de ses homologues, David Cameron est le vrai comptable de l’Europe. Ce n’est pas lui qui décide de tout, mais c’est dans le respect de ses exigences de départ que se fait, ou plutôt se défait, le cadre financier de l’UE pour les prochaines années. Belle prestation diplomatique de la part d’un premier ministre britannique qui annonçait, il y a quelques jours, la tenue d’un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à une Union remodelée à son goût. L’érosion des crédits pour l’agriculture et la cohésion ayant tout de même ses limites, les autres postes du budget sont eux aussi pris d’assaut. Les promoteurs de la réforme de la Pac estiment qu’il leur restera tout de même assez d’argent pour sauvegarder l’essentiel de leur projet. À moins que quelques États membres – ou bien le Parlement européen –, épuisés par les exigences de Londres, préfèrent renoncer à un cadre financier pluriannuel au profit de budgets annuels qui, au demeurant, soulèveraient d’autres problèmes.
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