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Joël Acher, président de France Brebis laitièr « Pour les pouvoirs publics, nous n’étions pas visibles. »

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Le 9 avril s’est tenu l’assemblée générale constitutive de l’association France Brebis laitière. Prévue dans le plan de la filière ovine, elle doit préfigurer la création d’une interprofession nationale dédiée au lait de brebis. Joël Acher, son président, décrypte les chantiers à venir de cette nouvelle organisation alors que sa gouvernance a déjà été critiquée par les deux syndicats minoritaires.

Pourquoi créer aujourd’hui une interprofession dédiée au lait de brebis ?

En lait de brebis, jusque-là, il y avait trois interprofessions régionales : en Roquefort, dans les Pyrénées Atlantiques et en Corse. Mais nous n’avions aucune instance au niveau national. Pour les pouvoirs publics, nous n’étions pas visibles. Et ce d’autant plus que FranceAgriMer travaille de plus en plus exclusivement avec les interprofessions. Pour remédier à cette situation, nous avons décidé de créer une interprofession. Cette décision a été entérinée dans le plan de filière de la filière lait de brebis pour fédérer tout le monde.

Quelle est votre feuille de route en tant que président de cette association nouvellement créée ?

Notre travail sera horizontal. Il y a trois chantiers prioritaires. Nous allons travailler sur une charte de production du lait de brebis. Les consommateurs ont aujourd’hui une image positive de la production de lait de brebis. Nous devons faire en sorte de conserver cette image et qu’il n’y ait pas de dérives. Sur le chantier de la contractualisation, nous allons établir un contrat type dans le cadre de la contractualisation obligatoire. Le dernier dossier est la qualité du lait. Et nous travaillons déjà avec l’interprofession laitière (Cniel) sur l’agrément de laboratoires.

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Pour quand est prévue la reconnaissance par les pouvoir publics de France Brebis laitière en tant qu’interprofession ?

La reconnaissance de l’interprofession par les pouvoirs publics prendra un certain temps. Les rouages administratifs sont complexes et il y aura de nombreux allers-retours. Il faut aussi nous laisser le temps de nous installer. L’association vient juste d’être créée. Pour commencer, nous allons recruter un chargé de mission dédié à France Brebis laitière.

La Confédération paysanne et la Coordination rurale estiment que la répartition des sièges du collège producteur de la future interprofession – à 80 % pour la Fédération nationale ovine (FNO) dont vous êtes le vice-président – est disproportionnée. Que répondez-vous ?

Je ne souhaite pas ajouter de la polémique sur la polémique. L’objectif de France Brebis laitière est de travailler ensemble et non d’entrer dans des guéguerres syndicales. Je veux que l’on avance et que l’on obtienne des résultats.