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UE/Présidence Pour l’Espagne, priorité à l’avenir de la Pac et à la compétitivité de l’industrie agroalimentaire

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Pendant sa présidence de l’UE, l’Espagne compte stimuler en particulier les débats sur l’avenir de la PAC et sur la compétitivité du secteur agroalimentaire européen, a déclaré Elena Espinoza, ministre espagnole de l’agriculture et présidente en exercice du Conseil, lors du Conseil agricole du 18 janvier.

Alimentation et agriculture: un secteur stratégique pour l’Europe », telle sera la devise de la présidence espagnole de l’UE durant un semestre (janvier-juin 2010), a indiqué Elena Espinoza, la ministre espagnole de l’agriculture qui a présidé le premier Conseil agricole de l’année, le 18 janvier à Bruxelles. Une manière, selon elle, de souligner que l’alimentation et l’agriculture sont des secteurs stratégiques en raison de leur capacité « à fournir une alimentation saine et de qualité, à faire face au défi alimentaire mondial, à assurer une indépendance alimentaire vis à vis de l’extérieur ». Ces secteurs sont également stratégiques par leur potentiel « à générer des emplois et à promouvoir la croissance économique dans un nouveau modèle de l’économie durable ». Pour toutes ces raisons, explique la ministre espagnole, les priorités de la présidence espagnole porteront en particulier sur « l’avenir de la PAC au-delà de 2013: Horizon 2020» et sur la compétitivité de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire.

Compétitivité de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire
La présidence espagnole compte également promouvoir des initiatives relatives à la compétitivité de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire. Une attention particulière sera accordée aux travaux effectués par le Groupe de haut niveau sur la compétitivité de l’industrie agroalimentaire. Si elle reconnaît que l’industrie agroalimentaire constitue un important moteur économique qui contribue à l’innovation, à la croissance économique et au développement de l’emploi dans l’UE, la Présidence espagnole estime néanmoins que le secteur de l’agroalimentaire doit devenir suffisamment fort pour s’adapter aux défis d’aujourd’hui et de demain. « Nous devons maintenir l’élan des investissements dans ce secteur en matière de R & D, de diversification des produits et de sécurité alimentaire », a indiqué Elena Espinoza. Selon elle, il faudrait « améliorer et renforcer la présence de l’industrie agroalimentaire européenne sur le marché mondial ». Dans cette optique, la ministre espagnole a estimé nécessaire « d’exiger de la part des partenaires extérieurs de l’Europe qu’ils respectent les normes de qualité et de sécurité des produits européennes afin d’éviter des distorsions de concurrence ».

L’avenir de la PAC après 2013
Rappelant que les objectifs de la PAC ont été réaffirmés par le Traité de Lisbonne (maintien d’une activité agricole durable dans l’ensemble de l’UE, fourniture d’aliments sûrs et de qualité, préservation de l’environnement et des paysages) Elena Espinoza souligne que la PAC constitue une « valeur ajoutée commune indéniable » et qui joue « un rôle principal dans le processus de consolidation de l’UE ». La présidence espagnole s’engage à poursuivre la discussion sur des questions telles que le maintien des mesures de gestion du marché et les situations de crise comme celle du lait. Un Conseil informel des ministres de l’agriculture devrait se tenir le 31 mai à Merida et aura pour thème principal « l’avenir de la PAC après 2013».

Pour un meilleur fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement alimentaire
La présidence espagnole promet par ailleurs de poursuivre le débat sur un meilleur fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement alimentaire en Europe, sur la base de la communication de la Commission européenne sur cette matière. « Nos débats devraient avoir pour objectif d’accroître la transparence au cœur de la chaîne alimentaire, afin d’améliorer les relations entre les intervenants concernés et d’éviter une plus grande perte du pouvoir de négociation de certains d’entre eux », a indiqué la ministre espagnole de l’agriculture. Elle a souligné que le suivi de la situation du marché laitier constituera « un sujet de préoccupation majeur de la Présidence espagnole », au cours de laquelle une attention particulière sera accordée aux rapports trimestriels de la Commission quant à l’évolution de la situation du marché. Un premier échange de vues a d’ailleurs eu lieu lors de ce premier Conseil agricole avec la distribution par la présidence espagnole d’un questionnaire sur les mesures qui seraient les plus susceptibles de « rééquilibrer et de rendre plus transparentes les relations commerciales au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire ». Un questionnaire qui porte par exemple sur la question de savoir si un code de bonnes conduites commerciales doit être « volontaire ou obligatoire » ou encore si des Etats membres qui ont lancé des observatoires des prix (comme la France) ont détecté « des défaillances, des marges excessives ou des abus quelconques » dans la chaîne alimentaire et quelles mesures ont été prises pour y apporter des corrections.

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