Les fonds publics manquent pour financer des études d’envergure et complémentaires « en toute indépendance » sur les effets sanitaires des OGM, a déclaré le directeur général de l’Anses Marc Mortureux, le 31 octobre devant une commission du Sénat. Il faut que « dans des cas bien spécifiques, on puisse mobiliser des financements pour pouvoir réaliser en toute indépendance un certain nombre d’études complémentaires, qui peuvent être coûteuses », a-t-il poursuivi. Marc Mortureux n’a pas remis en cause le fait que les études soient financées par les industriels. « C’est un bon principe qu’ils aient à apporter la preuve de l’innocuité de leur produit », a-t-il dit. L’étude de l’équipe de Gilles-Eric Séralini a coûté 3 millions d’euros, a indiqué Gérard Lasfargue, directeur-adjoint scientifique de l’Anses. Pour parvenir à une meilleure « puissance statistique », selon lui, avec non pas dix rats par groupe testés, mais au moins 80, elle aurait couté « 10 millions, voire plus ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.